Quand l’introduction sert de conclusion !

Un travail d’étudiants du cours d’introduction à la criminalité informatique débouche sur une application concrète auprès de la Sûreté du Québec.

En effet, en se penchant sur le phénomène de la sextorsion – soit les leurres informatiques attirant jeunes et moins jeunes sur des sites de rencontres – Christine Lavoie et Christian Giacomini, tous deux inscrits au certificat en cyberfraude offert par le CPPM*, étaient loin de se douter qu’un corps policier du Québec s’intéresserait un jour aux conclusions de leur travail.

Le phénomène de la sextorsion consiste à inciter des victimes potentielles à poser des gestes indécents sur le Web, lesquels sont filmés à leur insu. Des sommes d’argent sont ensuite exigées sans quoi les fraudeurs menacent de diffuser ces images sur les réseaux sociaux.

« Pour les besoins du cours, nous avons inventé un mandat fictif que nous auraient confié des policiers pour mesurer l’étendue du phénomène de sextorsion à partir de plaintes déposées par des victimes, explique Christiane Lavoie. Nous devions préparer des statistiques provinciales, expliquer le phénomène aux hauts dirigeants, faire des recommandations et proposer des moyens d’intervenir auprès des personnes prises au piège. »

« Pendant que Christian effectuait l’analyse du phénomène à partir de données existantes, j’ai revu les lois régissant ce crime et colligé de nombreux cas de sextorsion médiatisés dans les journaux et sites Internet. J’ai vite constaté qu’il s’agissait là d’un phénomène présent sur toute la planète. »

Les résultats de la recherche des deux étudiants serviront de plateforme à la Sûreté du Québec qui compte développer un outil permettant aux enquêteurs chargés d’élucider ce crime de mieux s’acquitter de leur travail.

*Carrefour Perfectionnement Polytechnique Montréal